RD Congo – Après les propos de Tishekedi, Kinshasa sous haute surveillance


  19 Décembre 2011 - 19:48


Image d'archive - Arrivée à Goma de Etienne Tshisekedi



A la veille de l’investiture de Joseph Kabila, après sa réélection contestée, la capitale congolaise Kinshasa, est sous haute surveillance. Cela fait suite aux propos tenus dimanche par Etienne Tshisekedi. Après s’être autoproclamé «président élu», le leader de l’Udps veut aussi prêter serment vendedi.



Nouvel épisode dans le feuilleton postélectoral congolais. Joseph Kabila, est proclamé président élu de la République Démocratique du Congo. Il prête serment mardi. Etienne Tshisekedi, son adversaire, a rejeté les résultats du scrutin, et s’est autoproclamé «président élu». Il prêtera également serment vendredi. Devant cette situation, le camp Kabila sort l’artillerie lourde. Ce lundi, Kinshasa était quadrillée par la Police et l’Armée. Un groupe de militants de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (Udps), a été dispersé à coup de gaz lacrymogènes à Limete, un quartier populaire abritant le siège de l’Udps et le domicile d’Etienne Tshisekedi devenu sa «présidence de la République». «C’est pour la population que ces chars sont là. C'est pour l’aider à se mouvoir aisément. Et pour sécuriser les visiteurs importants attendus pour l'investiture et la prestation de serment du président Kabila mardi matin», a assuré le porte-parole du Gouvernement, Lambert Mende.

Tshisekedi souffle le chaud et le froid

Dimanche, Etienne Tshisekedi, dans une déclaration à la «Nation», a demandé à la population de rester «calme». Il a annoncé qu’il allait prêter serment vendredi prochain au Stade des Martyrs de Kinshasa, près duquel des chars avaient pris position ce lundi. Dans sa déclaration, l’opposant de 79 ans, a affirmé que le gouvernement du président Kabila est «démis». Il a appelé à «capturer» Joseph Kabila, qu’il a qualifié de «fauteur en eaux troubles», avant d’exhorté soldats, policiers et fonctionnaires de «n’obéir qu’à l’autorité légitime».

Réponse du berger à la bergère. Le Secrétaire général de la majorité présidentielle Aubin Minaku, a jugé cette déclaration d’ «énième vaste blague d’un opposant fatigué politiquement», «mauvais perdant», qui «ne peut plus mobiliser la population».
Cette situation sensible, fait craindre de nouvelles vagues de violences au cour de la semaine. La France, a appelé lundi les congolais «à s’abstenir de toute violence».

les résultats définitifs annoncés par la Cour Suprême de Justice, confirme Joseph Kabila, réélu avec 48,95% des voix contre 32,33% pour Etienne Tshisekedi. Ce dernier, a rejeté la réélection du président Joseph Kabila à la présidentielle du 28 novembre dernier et veut défier le pouvoir en prêtant serment vendredi au Stade des Martyrs de Kinshasa, le plus grand de la capitale avec ses 80.000 places. Cette déclaration est diversement appréciée par les Congolais. Pour certains c’est le début d’une «révolution». Pour d’autres, Etienne Tshisekedi, doit «renoncer» à son projet pour éviter au RD Congo, «un bain de sang».
 

 

Share |

 


 

Commentez cet article


Nom et prénoms:*


E-mail:*


Message:*





A lire aussi



 


Agenda

Matières premières


Cours des matières premières fournis par Forexpros.fr - Le portail web de trading Forex

Convertisseur de monnaie


Convertisseur de devises fourni par Forexpros
Edito-a
Météo:
Abonnez-vous à la newsletter

L'Entretien

Nos chroniques

Question de la semaine

Les forces africaines sont-elles capables de prendre efficacement la relève des forces françaises au Nord du Mali?
Oui
Non





Les forces africaines sont-elles capables de prendre efficacement la relève des forces françaises au Nord du Mali?
Oui 28 votes. (50.91 %) 50.91 %
Non 27 votes. (49.09 %) 49.09 %
Votes: 55

Initiative pour l’Afrique

Les peuples africains sont profondément attachés à la culture de la paix et de la tolérance. Pourtant, leur continent est miné de conflits et de guerres fratricides. Comment construire durablement la paix en Afrique ? Pourquoi l’Afrique devrait-elle recourir à ses propres mécanismes traditionnels pour régler ses conflits? Roland Dagher, l'auteur de "Devoir de réconciliation", nous livre quelques pistes de réflexion. Lire l'audio


Et aussi :

Dossiers

Article les + lus

Le politique de la semaine

marche

Partenaires

 

Commentaires